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L'amour, vive l'amour mais encore faut-il qu'il rentre dans les règles acceptées par notre société. Ce n'est pas toujours le cas. Laurence témoigne de son amour, méprisé et critiqué par un monde au regard féroce.
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La révélation
Mais lorsque au petit matin, toujours dans ce même café, il m'avoua n'avoir que dix-huit ans, la chute fut douloureuse, je n'imaginais pas pouvoir construire une relation saine avec quelqu'un d'aussi jeune, et surtout le regard des autres me semblait trop difficile à assumer.
Mon cœur se déchira quand je lui exprima mon souhait de ne plus le revoir, je sentis cette même blessure dans son regard, tout venait de s'écrouler, mais ce sentiment, ce quelque chose de si fort qui semblait nous lier l'un à l'autre était toujours présent et c'est avec les larmes aux yeux que je quittai la table pour rentrer chez moi.
Frustré n'est pas un mot assez fort pour exprimer ce que je ressentais à ce moment là, j'avais l'impression de tourner le dos à ce qui aurait pu être le bonheur de ma vie, chaque seconde, chaque minute de mes pensées lui étaient dédié, il m'était impossible de sortir son regard si profondément ancré dans mon esprit.
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