Au cours de l'été 1989, j'ai touché le fond. Cette situation
m'a étouffée et je m'écurais moi-même. Je ne
me contrôlais plus, j'étais dans l'illusion de la toute-puissance.
J'ai en fait arrêté, contraint et forcé. France Télécom
s'était informatisé et je ne pouvais plus les duper. "J'ai
alors entrepris une thérapie de groupe. J'ai appris à m'accepter,
à ne pas céder à certaines facilités de la vie.
Cette compulsion au Minitel révélait, en réalité,
une forte immaturité. J'apprends maintenant à devenir un peu plus
adulte dans mes relations affectives. J'ai aussi retrouvé une certaine
forme de spiritualité. Aujourd'hui je ne consulte plus du tout les messageries
roses bien que je possède toujours un Minitel. J'ai une relation stable
avec une femme que j'ai rencontrée au cours d'une soirée, et pas
sur le Minitel."
Propos recueillis par Sébastien Lemans