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... mais conserver l'indicible...
- En fait, tu dois tout me dire, mais tu dois garder jalousement quelque chose d'indicible ; tout ce que tu dis disparait comme les vibrations de tes paroles ; un fois dites, les choses perdent de leur intensité, de leur intérêt ; tout ce qui se traduit par des mots chute dans une forme de trivialité. Je voudrais que tu reste aux frontières de quelque chose qui est là, que tu ressens mais ne peux exprimer, me le faire sentir, tout en me faisant comprendre l'impossibilité d'aller plus loin... pour que j'aie toujours envie d'aller plus loin !
- Mais en te faisant sentir qu'au-delà, ce sont les frontières du " je " et du " tu " qui s'effacent, vers des profondeurs où nous pourrions rêver d'aller ensemble, à la différence de notre quotidien...
- C'est cela, inventer ce château des merveilles, forcément insaisissable et impossible auquel nous aspirons tous, auquel nous devons croire...
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