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Je nous imagine tous les deux gravir une colline haute perchée sur une côte marine, lors d'un chaud début de soirée, en haut de laquelle s'érigent encore, frileuses et surtout alanguies, des restes modestes de ce qui fut jadis une orgueilleuse forteresse, ou un château fort. |
Sur la pierre brute
Mais il n'y a plus rien de tout cela, et elle se sent soudain démunie, dans sa petite robe légère qu'agite une infime brise du soir, et qui masque fort peu sa poitrine soulevée par quelques bouffées d'angoisse, et ses longues jambes nues la portent de façon moins assurée, face aux énormes pierres brutes, trace d'un ensemble formidable qui n'a pas su résister au temps...
Vous, vous êtes dans la place, et une angoisse récurrente vous saisit, parce que vous n'êtes plus le bienvenu, vous êtes soudain une menace, et votre volonté doit en soumettre une autre, avec les risques que cela comporte, et les responsabilités corollaires qu'il vous faudra assumer... et il n'est plus le temps de reculer, car elle vous attend tout aussi fort qu'elle vous redoute...
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