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lundi
13 novembre 2000
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Elle a gardé cette voix rieuse et enjouée. Elle a un boulot très prenant mais au moins elle est autonome (donc elle n'a de comptes à rendre à personne, ce que je comprends comme "je n'ai pas besoin de toi") et sa vie est pleine de joies. Je n'ose pas lui demander si elle vit seule, si elle est toujours aussi imprévisible. Par contre elle me fixe un rendez-vous pour un déjeuner, si j'en ai envie. J'accepte bien sur. Je crains des retrouvailles, mais je sens que je ne peux me passer de revoir mon oiseau.
Depuis le restaurant, je la vois arriver, toujours aussi élancée et légère, elle semble glisser sur les éléments. Enfin, après sept années je la retrouve, et pourtant je ne l'avais pas perdue. Mais elle est là en face de moi, souriante et belle. Inchangée. Peut être qu'elle demeure la jeune fille des débuts car elle ne laisse rien, ni personne appesantir son quotidien.
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