Du Godard, pur et dur
Dans cette histoire qui n'en est pas vraiment une, puisque les images se chevauchent et leur donner un fil conducteur serait vain, on croise des fantômes. Des fantômes en noir et blanc déambulent dans un Paris d'avant, et qui passent soudain sous les lumières colorées de l'esprit de Godard.

Au milieu de tout cela, Bruno Putzulu, droit et intègre, parfait dans ce rôle aux contours mal définis et pourtant tellement cerné. La poésie est omniprésente et éveille les sens des plus fantasques et des plus imaginatifs. On sent l'amour, tel que le pense Godard, éparpillé un peu partout dans cette œuvre très personnelle, mais l'on comprend surtout que l'amour, dans ce qu'il a de plus fort et de plus pur, est totalement impalpable.

Mais c'est un bel essai de la part d'un réalisateur qui semble avoir attendu 40 ans d'observations avant de nous livrer sa vision d'un des sentiments les plus curieux et celui qui continue de faire couler l'encre...ou qui mange littéralement, comme ici, la pellicule. De l'art, par Godard ! Julie Mleczko


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'"Godard par Godard", pour découvrir un grand du cinéma !

 "A bout de souffle", amour et fuite sont au rendez-vous...


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