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lundi
13 novembre 2000
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Noël, jour de l'an, période de fêtes, de joies et d'amour, j'imaginai alors que chaque couple qui m'entourait, allait, en ce moment si propice à la tendresse et à la gaieté, vivre de doux moments privilégiés. Et puis la dure réalité me rappelle, elle me saisit au plus profond de mon âme, il me faut faire face à de tristes faits. Une enquête réalisée par le secrétariat d'état aux droits des femmes me révèle qu' " une femme sur dix est victime de violence conjugale ". Je demeure muette, la douleur que je ressens est profonde, comment la chose est-elle possible ? Quelques 7000 femmes âgées de 20 à 59 ans ont répondu à des questions que j'imagine pénibles et troublantes. Les conclusions de cette recherche sont terribles. La violence conjugale demeure, dans toutes les tranches d'ages et quel que soit le milieu. C'est à dire que la violence est en chacun de nous, certains la contrôlent, d'autres l'utilisent pour se protéger, se défendre ou comme moyen de pression. Aucune femme n'est à l'abri, aucun couple n'est à l'écart de ce genre de manifestation. Il ne tient qu'à nous que cela cesse. Un nouveau siècle est là, le progrès fait rage, mais le règne de l'amour n'est toujours pas établi. Nous Delamour avons appris cette nouvelle avec une profonde tristesse. Alors que faire ?
Je revois la dernière soirée passée entre amis pendant les fêtes et je me dis que parmi les couples présents, il y avait forcément un triste exemple de ce phénomène. Je me remémore les visages, les rires et les sourires et j'ai mal en pensant à celles qui auront subi ou peut être même subissent aujourd'hui encore des pressions quelles soient psychologiques ou physiques. Je me dis que non, mes amies n'accepteraient pas une telle chose, que leur homme chéri ne se comporterait pas ainsi. Hélas si. Bien sur pas un mot, les femmes se murent dans le silence, tapissent leurs douleurs et leurs marques indélébiles sous un masque aux apparences bien lisses. " Tout va bien " , se plaisent elles à dire. Evidemment comment lever le voile, exposer publiquement pareil échec, l'ignominie de la chose la rend indicible.
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