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Venue du Québec, cette jeune femme ne cesse de se faire connaître en Europe et surtout chez nous : Les maudits français que nous sommes. Il faut dire que plus nous l'apprécions plus elle cerne nos petits travers : " Y passent leurs grand' journées à table/.../ Y boivent du vin comme si c'tait d'l'eau ". Son succès est grandissant. Non sans raison, il faut bien confesser qu'à l'écoute de ses disques on passe du fou rire aux larmes. Nous nous reconnaissons dans ses paroles. Tout à la fois peinture acide des relations hommes/femmes ou encore cynique quand elle dépeint l'homme dans toute sa splendeur et la femme dans sa ridicule soif de plaire. Telle une ethnologue, une spécialiste de l'amour, elle révèle, harmonieusement à nos oreilles, ses morceaux d'anthologie.

Son thème de prédilection, c'est l'amour. Elle en décrit habilement toutes les petites bassesses et les grandes envolées. De l'amour passion qui dure (Le plus fort, c'est mon père) : " Un homme qui n'a pas peur/ Qui promet sans trembler/ Qui aime de tout son cœur ", en laissant les autres tout étonnés ; aux trahisons et petits mensonges quotidiens que l'on choisit de ne pas voir afin de croire toujours à l'amour (Les souliers verts) : " J'allais quand même pas laissé ça nous séparer ".

Elle prend modèle sur ceux qui l'entourent, " la vie des gens " explique-t-elle. Et on se demande alors, parfois, si elle ne puise pas dans sa vie personnelle son inspiration créatrice. Les séances dramatiques chez le coiffeur (Epoustouflante)afin de plaire à son " amoureux " tournent vite au cauchemar : " J'ai subi la fameuse étape du casque de bain avec des trous ".

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