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Il est comme il est devenu...
Mon mari est devenu égoïste avec la quarantaine. Avant, même s'il appréciait déjà son petit confort perso (au profit de celui des autres), il prenait quand même l'opinion de sa famille pour les décisions importantes. Ça s'est envenimé quand il a connu une période difficile dans sa vie (maladie, chômage), qui l'a rendu particulièrement vulnérable. Peut-être que son égoïsme est une sorte de carapace : en pensant à lui, il occulte la difficulté qui vient du monde. Ce serait légitime s'il n'était pas devenu aussi indifférent au sort de ceux qui lui sont le plus proche : moi sa femme, et ses enfants.
Dans la vie de tous les jours, ça se manifeste par des détails insupportables à la longue : finir les plats sans demander qui en veut, faire ce que lui a envie avant de se demander ce que les autres vont penser, se décharger de certaines tâches rébarbatives (mettre les courses dans la voiture, par exemple), et ne pas prendre en considération la présence des autres (s'accaparer la salle d'eau, prendre la voiture sans demander si quelqu'un d'autre en aurait besoin, aller faire une sieste quand la famille nous rend visite...).
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