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Je suis allongée sur la banquette de ce train, mais pas seule : en face de moi, un homme, semble tout d'abord intrigué par le titre du livre que je consulte en masquant mes yeux, " la charte de Caroline " . Hmmm... |
Son regard m'envisage...
Depuis deux heures, du reste, je sens son regard quitter parfois les documents qu'il rédige sur son attaché-case pour me regarder subrepticement. Pourtant, mon tailleur est sérieux, quoique il ne soit pas tout à fait impossible, que ma veste, assez ouverte, ne laisse deviner la couleur de mon soutien-gorge et la naissance de ma gorge...
Il faut avouer aussi que ces banquettes sont assez profondes, mais plutôt proéminentes au niveau des genoux, ce qui doit aussi relever ma jupe au-delà de l'horizontale, et en conséquence (cela a-t-il été pensé par la SNCF ?) favoriser la tentation de regarder entre mes cuisses
Nous sommes seuls dans le compartiment.
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