La fuite et la solitude
Il y a eu ce mariage de famille, dans ma ville, il y a quatre ans. 130 invités à très grande majorité du
coin. J'en connaissais à peine deux. Et je suis parti comme un voleur avant tout le monde.
Il y a eu ce week-end il y a deux ans. Je devais partir chez des amis très proches; on allait se
retrouver à 7, 1 couple marié, 2 en instance de l'être, et moi. Un rendez-vous manqué avec une
personne la veille m'a donné une des pires bouffées de déprime de ma vie, et je n'y suis pas allé; et
même eux, qui me connaissent depuis si longtemps, qui savent mes doutes et mes angoisses, n'ont
rien compris, ont critiqué. Imbéciles égoïstes.
Tout cela n'a l'air de rien ?
C'est sans compter huit années de solitude sentimentale absolue, de 18 à 26 ans, sans aventure,
sans flirt, sans tendresse, sans rien, juste des espoirs déçus et des obsessions ridicules. Et ce qui
s'est passé avant ces huit années a été tellement superficiel et fugace que ça ne peut pas
compter.
Après ça, j'ai eu une histoire. Qui m'a fait du bien, évidemment, mais qui n'a été qu'une petite oasis
dans le désert… elle s'est réfugiée derrière son égoïsme, derrière sa phobie du changement. Elle n'a
rien fait pour que ça marche, malgré ce qu'elle pense.
Depuis ? Rien. A peine un flirt.
|