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Lorsque mon partenaire est malheureux, j'éprouve de la compassion. Le mot est pourtant inexact : j'aimerais parfois parvenir à ressentir la même chose que lui, mais c'est impossible. Dans la souffrance, il n'y a pas union. Quelque soit la force de mon amour, rien ne se produit. Je suis ému, certes, angoissé ; torturé de le voir ainsi, mais cela ne m'impacte pas, ne me touche pas au fond de mes entrailles. Je ne suis pas poreux à la souffrance de l'autre, je ne peux m'identifier à lui. Je suis certes de tout cœur avec lui, mais mon agitation paraît bien superficielle.
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