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Chez son thérapeute, Etienne confie qu'il fantasme parfois sur le viol
de jeunes filles. Il est mal à l'aise. Est-il normal ou un agresseur sexuel
sommeille-t-il en lui ? Au delà de l'abomination des crimes commis, il
y a aussi la gêne : les abus sexuels nous renvoient à nos fantasmes
érotiques, souvenirs secrets et inavouables.
Notre univers psychique st riche de toute une gamme de fantasmes sexuels pervers
: viol, prostitution, voyeurisme, exhibitionnisme... que nous générons,
sur un mode sadique ("J'abuse"), ou masochiste ("Je suis victime").
Si l'on en ressent culpabilité et honte, ils ne font pas pour autant
de nous des pervers.
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